
La distinction fondamentale entre un vitrificateur et une cire ne réside pas uniquement dans l'aspect visuel, mais dans leur interaction physico-chimique avec la cellulose du bois. Pour le professionnel, ce choix détermine la résistance du système face aux contraintes d'abrasion et d'hydrolyse.
Le vitrificateur agit par polymérisation : il crée un film polymère continu qui scelle hermétiquement la surface, isolant le bois des agressions externes. À l'inverse, la cire opère par imprégnation capillaire. Elle sature les premiers microns de la fibre sans obstruer totalement les échanges gazeux, laissant au matériau une part de sa perméabilité à la vapeur d'eau.
Guide décisionnel :
Une fois la différence technique comprise, comment arbitrer selon votre chantier ? Pour une analyse de rentabilité et d'usage, consultez notre dossier : Cirer ou vitrifier un parquet : le guide pour bien choisir.
| Paramètres techniques | Finition à la Cire | Vitrificateur (Vernis) |
|---|---|---|
| Nature du lien | Saturation physique | Film polymère (PU/Acrylique) |
| Résistance Abrasion (Taber) | Basse (usure de la matière) | Très élevée (selon dureté shore) |
| Résistance Chimique | Sensible aux alcools et graisses | Excellente (étanchéité totale) |
| Entretien métier | Lourd (lustrage cyclique) | Nul (lavage neutre) |
| Réparabilité | Ponctuelle et locale | Ponçage intégral requis |
La cire parquet agit par comblement des porosités. En saturant les premiers capillaires, elle limite l'absorption de la poussière tout en offrant une patine évolutive. C'est une protection "sacrificielle" : elle s'use à la place du bois mais nécessite d'être renouvelée pour maintenir son efficacité.
Le point de vigilance : La cire ne supporte pas l'eau stagnante qui provoque des taches blanchâtres par émulsion de la couche protectrice.
Le vitrificateur parquet crée une liaison chimique forte avec le support. Une fois polymérisé, le film devient inerte et résistant aux projections domestiques les plus agressives. Son rôle est de transformer le parquet en une surface monolithique facile à décontaminer.
Le point de vigilance : Un vitrificateur appliqué sur un support humide ou mal dégraissé risque un décollement par perte d'adhérence mécanique.
La réussite de la finition dépend du respect des étapes de préparation, régies par les normes professionnelles du bâtiment.

1. Dégraissage et Décirage : Sur un parquet ancien, l'élimination des corps gras est l'étape critique. Tout résidu de cire empêchera la polymérisation d'un vitrificateur ou l'adhérence d'une nouvelle couche.
2. Ponçage et Ouverture des pores : Un ponçage mécanique progressif est indispensable. On termine généralement par un grain 120 (ou 150 pour les bois denses) afin d'assurer un état de surface plan et une porosité homogène.
3. Hygrométrie du support : Le bois doit présenter un taux d'humidité inférieur à 10 %. Un bois trop humide bloquera l'ancrage de la finition, entraînant des cloquages ou un séchage défectueux.
L'application doit être réalisée dans des conditions ambiantes contrôlées (température entre 15 et 25°C, hors courants d'air).