
La craquelure est un défaut du film de peinture qui se traduit par l’apparition de fissures plus ou moins fines, superficielles ou profondes. Elle forment un réseau irrégulier à la surface du revêtement après application ou au cours de son vieillissement.
Les craquelures sont dues à une incapacité du film à absorber ou accompagner les contraintes mécaniques, thermiques ou dimensionnelles auxquelles il est soumis, sans rupture.
Une peinture craquelle lorsqu’il existe un déséquilibre entre les contraintes générées dans le film et sa capacité de déformation de celui-ci.
Les causes les plus fréquentes sont :
Le moment d’apparition est un indicateur qui permet de déterminer le mécanisme en cause.
Les craquelures précoces, apparaissant quelques heures à quelques jours après application. Elles sont généralement liées à un déséquilibre de formulation ou d’application : film trop épais, séchage trop rapide, surdosage de siccatifs ou conditions climatiques inadaptées.
Les craquelures différées, apparaissant après plusieurs semaines ou années. Elles résultent le plus souvent du vieillissement du film, d’une perte progressive de souplesse ou de mouvements répétés du support.
Oui, la sensibilité à la craquelure dépend même fortement du système de liant utilisé.
Les systèmes à séchage oxydatif (huiles, peintures alkydes) sont sensibles au surdosage de siccatifs et donc au durcissement excessif du film dans le temps.
Les systèmes filmogènes à l’eau (acryliques, vinyliques) craquellent principalement en cas de film trop épais, de coalescence incomplète ou de séchage mal maîtrisé.
Les formulations à film rigide (PVC élevé, charges dures) présentent une faible tolérance aux déformations du support (courant avec le bois), ce qui augmente le risque de fissuration.
La prévention des craquelures se fait grâce à une bonne formulation, une bonne connaissance du support et des conditions d’application.
Voici quelques conseils à appliquer :